Le Sporting Club de Toulon est né au lendemain de la deuxième guerre mondiale de la fusion du  “Sporting Club du Temple ” (Club de quartier de Toulon qui avait atteint en 1942 les huitièmes de finale de la coupe de France  Zone Libre) et de la “Jeunesse Sportive Toulonnaise”. Les dirigeants de l’époque, sous la présidence du docteur Coulomb, engagent le S.C.T dans le championnat professionnel de 2ème Division pour la saison 1945-46. Charles Roviglione était nommé entraîneur-joueur. Le club va donc évoluer dans le premier championnat d’après guerre en seconde division (groupe sud). Les couleurs du club sont alors le jaune et le noir.
Ces couleurs seront vite remplacées par celles de la ville, le jaune et le bleu.
En ce qui concerne le logo, c’est la rascasse qui est choisie avec comme de devise “Qui s’y frotte s’y pique ” (en réalité c’est la devise de la Lorraine dont le symbole est le chardon).
Le Sporting Club de Toulon termine à la 10ème place (sur 14) [Club 1945-46] et attaque la saison 1946/1947 dans un championnat de deuxième division qui ne comprend plus qu’un seul groupe, mais de 22 équipes. Terminant à la 20ème place, il est rétrogradé [Club 1946-47].

    Toutefois, ce passage au niveau inférieur ne durera qu’une seule année, car dès la saison 1947/48, on retrouve Toulon en deuxième division [Club 1947-48]. C’est cette même année que M. Arthur Depallens devient président. L'année 1948 restera celle des grands débuts du club dans le championnat professionnel.
L'objectif des dirigeants était clair : maintenir l'équipe à un niveau sportif moyen et structurer le club du mieux possible.
Le S.C.T s’installe alors dans le “ventre mou” de la deuxième division pendant 10 saisons [Club 1948-49] [Club 1949-50][Club 1950-51]. En prenant la 9ème place au cours de la saison 1951-52, le SCT réussit son meilleur parcours. L'équipe était entraînée par Maestroni et comptait dans ses rangs des joueurs tels que Delepine, Lamora et Rudy Neubert [Club 1951-52] [Club 1952-53]. En 1954, l’équipe frôle la catastrophe en terminant à la 18ème place (sur 20) [Club 1953-54]. Avec l'arrivée du hyérois Gaby Robert qui s'était distingué sous les couleurs du Racing Club de Paris, le président DePallens affichait clairement les ambitions du club : l'accession en 1ère division. D'autant plus que le club voyait arriver des dirigeants tels que Leterreux, Macario Reich et Hermitte.
L'équipe commença à se montrer sous des jours meilleurs. Elle retrouva un classement honorable et participa aux 8èmes de finale de la coupe de France en 1955, en s'inclinant devant Nancy [Club 1954-55].

    Entre 1955 et 1959, le groupe de la montée se forme [Club 1955-56]. C'est le début d'une formidable aventure. Les résultats sont en nette progression. Marcel Duval confirme et c'est l'avènement de joueurs tels que Bendriss, Lanfant, Meftah, Roubaud et d'autres comme le jeune Sudre.
Durant cette période, le SCT s'illustra encore en coupe et manqua d'un rien la finale de la Drago, ne s'inclinant que par 3 à 2 devant St-Etienne, à Marseille. En championnat, il obtint son meilleur classement en 1957, la 7ème place [Club 1956-57] [Club 1957-58].

    Arrive la saison 1958/1959, exceptionnelle pour le club. Lors de la dernière journée, déterminante pour la montée, Toulon se déplace à Besançon. La Fédération Française de Football a, pour l’occasion, décidé de faire arbitrer le match par un Italien pour éviter, paraît-il, toutes suspicions. Le Sporting gagne et termine à la troisième place devant les Girondins de Bordeaux et derrière Le Havre et le Stade Français. Meftah avec 28 buts est le 2ème meilleur buteur du groupe. C’est la montée en première division [Club 1958-59].

    Cependant, la fête est de courte durée. L’entraîneur Gaby Robert part pour Lyon et le stade n’est pas aux normes de la première division. C’est à Jauréguiberry que le Sporting accueillera le grand Stade de Reims (futur champion de France) pour un historique match nul 1 à 1. Le seul d'ailleurs que l'histoire retiendra de cette saison, marquée par la descente en deuxième division (19ème place) . La finale de la coupe Drago (Challenge de la Ligue Nationale), perdue contre Lens (3-2), ne peut consoler le nouvel entraîneur André Gérard. Le Sporting va s’installer à nouveau dans la deuxième division [Club 1959-60].

    C'était la fin d'une époque [Club 1960-61]. Cette saison de transition verra le président Depallens se retirer avec ses amis Hermitte et Reich. Alors que côté joueurs, Marcel, Roubaud, Camilla, Meftah, Jonson, Lanfant étaient déjà partis sous d'autres cieux, le SCT se tournait vers un nouvel horizon sous la présidence de Jacques Leterreux [Club 1961-62]. C’est Marcel Duval qui entraîne alors le Sporting durant deux saisons. Bilan : 1/8ème de finale en coupe en 1962, et ½ finale l’année suivante, perdue contre Lyon (3 à 1) à Marseille. Lors du championnat, Toulon termine à la 19ème place et ne doit son maintien qu’à l’abandon des clubs de Troyes, Roubaix, et du C.A Paris [Club 1962-63].

    Paradoxalement l’année suivante, François Simian, Francis et Robert Blanc, Dany Meggiolaro, Célestin Oliver, Apparicio, et son entraîneur Mirouze amènent le Sporting à la 4ème place synonyme de barrage pour la montée. L’O.M, 5ème, restera en deuxième division.
Les clubs barragistes sont tous les deux “Parisiens”, le Racing et le Stade Français. Le stade de Bon-Rencontre explose, et le Racing aussi, en encaissant 5 buts. Cependant, le Sporting s’incline par deux fois à Paris : 3-0 face au Racing et 4-1 contre le Stade. Tout va se jouer à Bon-Rencontre, contre le Stade, au match retour. Le 28 juin 1964, la victoire du Sporting (3 à 1) lui ouvre les portes de la première division [Club 1963-64].
Dans ce début de championnat , l'espoir est réel. Le Sporting occupe même la 1ère place après quelques journées. Mais les moyens financiers ne permettent pas de poursuivre l’ascension du club et le rêve s'effilocha au fil des rencontres : le SCT termina à la 18ème place et retrouva la 2ème division [Club 1964-65]. Cette saison le Sporting s’incline en ¼ de finale de la coupe de France (3-1) contre Sedan, à Clermont Ferrand.

    De retour en D2, le SCT se sépara de ses jeunes, Simian, et F. Blanc échangés contre les monégasques Cossou et Djibrill [Club 1965-66]. Van Sam et Miguel Valls signeront aussi [Club 1966-67]. La saison suivante amena Marc Bourrier [Club 1967-68].
Les saisons suivantes virent la succession des présidents Leterreux, Alliotti, Sirvente, Bonadeï et les entraîneurs Mirouze, Luciano et Duval, ces 2 derniers se livrant un véritable chasé croisé entre 1967 et 1975. Rien n'y fit, le Sporting erre dans le milieu du tableau de deuxième division malgré quelques joueurs de valeurs : Alba, Cornu, Loup, Dessons, Segara, Martin, Baleckita, Guy, Canizares, Barret, Orsatti, Esteve [Club 1968-69] [Club 1969-70]. Ce sont les débuts de Christian Dalger qui avec 12 buts devient le 6ème buteur du groupe lors de la saison 70/71 [Club 1970-71].
En 1972, le Sporting termine à la troisième place et manque de peu la montée [Club 1971-72]. Puis vinrent Robert Peri, Migeon, Dewilder, Simian (de retour après un passage en bretagne), Ramirez, Serra [Club 1972-73]...

    De 73 à 78, les bonnes saisons se succèdent sous la conduite de Marcel Duval.
Chaque saison fut passionnante et l'espoir de monter réel [Club 1973-74]. A quatres reprises, les "Azur et or" terminèrent à la 3ème place [Club 1974-75] [Club 1975-76] [Club 1976-77] [Club 1977-78] : sous la conduite de Marcel Duval, le SCT était devenu un des ténors de la D2. Le travail en profondeur de l'entraîneur toulonnais payait. Le maillot jaune et bleu est alors porté par des joueurs tels que Marc Duval, Saar Boubacar, Larderey, Simondi, Valls, Storaï, Peri, Baltimore, Legros, Canizares, Audiger, Martin, Agostini, Vicent, Perlin puis Tigana, Sikely, Lubin, Galvez, Pisani, Iddir, Pedini. Ce sont les débuts de Berenguier et d’Alfano.

    En 1978, Duval est limogé pour “insuffisance de résultats” par le président Martinez, qui veut la première division [Club 1978-79]. Oliver puis Sinibaldi ne peuvent empêcher l’équipe de descendre en 3ème division en 1980 (le Sporting a terminé 17ème sur 18) [Club 1979-80].

    André Sudre prend les commandes du club et rappelle Duval. Christian Dalger qui était parti à Monaco, signe son retour au Sporting. Dés 1981, c’est le retour en D2 [Club 1980-81]. L’effectif se renforce : Mijac, Chaussin, N’Kouba, Benedet, Diallo. Le Sporting finit 4ème en 81-82 et perd en ¼ de finale de la Coupe de France contre Tours, comptant dans ses rangs un certain Delio Onnis (1-1 et 1-2) [Club 1981-82]. De nouveaux  joueurs arrivent au club : Vizcaïno, Bandera, Dib, Boissier et surtout Courbis. Le Sporting finit 1er en 1982-1983 devant le Stade de Reims et monte en D 1 pour la troisième fois de son histoire, après un mythique match à l’extérieur contre Grenoble 5 à 1 (lors d’un match Grenoble - Toulon le 30 mars 1996 on retrouva encore des graffitis des supporteurs toulonnais laissés 13 ans plus tôt) [Club 1982-83].

    Le Sporting attaque donc sa 3ème montée, s’installe à Mayol, stade municipal, et fait alors ses classes, mené par le “Goleador” Delio Onnis (meilleur buteur de 1ère division avec le Sporting - 21 buts). Contre toute attente, le Sporting se maintient en première division, avec Berenguier, Alfano, Courbis, Boissier, Neubert, Perlin, Chaussin, N’Kouka, Dib, Benedet, Paganelli, Emon, etc…
Mais outre le maintien, la grande satisfaction devait une nouvelle fois venir de la Coupe de France : en 1/2 finale, après s'être incliné à l'aller 4 à 1 devant Monaco, le SCT était à deux doigts de renverser la vapeur dans un stade Mayol en ébullition [Club 1983-84].
En 1984/1985, Perlin, Nuebert et Verstraete en partance pour Hyères, laissent la place à Olmetta, Ricort, Tlemcani et Casoni. Dalger succède en cours de saison à Duval au poste d’entraîneur.
Après un départ très laborieux, la formation de Christian Dalger se montrait irrésistible, collectionnant une suite impressionnante de matchs sans défaite, et ratant l’Europe d’un point [Club 1984-85] !
Les saisons vont se suivre et se ressembler. Et par deux fois, le maintien fut assuré lors de la dernière journée.
Au début de la saison 1985/1986, le club va changer son nom pour tenir compte de son rayonnement au niveau du département et de l'aide financière apportée par le Conseil Général : il devient le Sporting Club de Toulon et du Var.
Alain Asse devient président du club, Orsatti puis Courbis seront entraîneurs. Côté joueurs on note l’arrivée de Marsiglia, Vernet, Ramos, Mottet, Dominguez, Pardo, Mendy, Roussey, Testa, et le jeune Ginola formé au club [Club 1985-86] [Club 1986-87].

    A partir de 1987, le Sporting trouve son rythme de croisière, avec un recrutement alléchant : Bognar, Pister, Bursac, J-A Bell (en désaccord avec Bernard Tapie, quittera l'OM pour le Sporting en juillet 1988), Kombouaré, Makanaky, Lammers, Bosz, Zahoui, Fargeon, Anziani [Club 1987-88] [Club 1988-89] [Club 1989-90].

    Au cours de la saison 90/91 Courbis est pris les mains dans la caisse noire, il "tombe " entre les mains de la justice et de son "exécuteur" M. Zanoto. Le président Alain Asse est également inquiété ainsi que le trésorier. Ils sont contraints à la démission en cours de saison. Mr Mansana assure l’intérim au poste de président. Pour essayer de rétablir un budget très déficitaire, il transfère : Kombouare, Bursac, Bernardet [Club 1990-91].

    La saison 91/92 arrive. Mangione et l'Argentin "Léo" Rodriguez ( --> article concernant Léonardo Rodriguez <-- ), sous la présidence de De Courson, qui a succédé à Cantié. Le club a toujours des difficultés financières. Revelles n’ayant pas touché son salaire est parti en cours de saison à Monaco [Club 1991-92]. Le conseil d’administration du club est mis en place par la mairie et le conseil général.

    En 1992-1993 une saison catastrophique est sanctionnée en plus par une double rétrogradation, due à la mauvaise gestion du club qui perd donc son statut professionnel [Club 1992-93]. Suite au non versement par la municipalité de la subvention votée de 6 millions de francs, les arriérés des salaires des joueurs n'ont pu être payés (4 mois). Ceux ci sont donc libres : 32 joueurs quittent le club. De Courson présente un plan de redressement, mais celui-ci est repoussé par l'administrateur judiciaire, car le président n'a pas le soutien des collectivités territoriales.
La DNCG  rétrograde le club en National 1 championnat nouvellement créé par la F.F.F.
Le club change de nom et devient “Sporting Club de Toulon 83”.

    Le Sporting se retrouve en National 1. Durant la saison 93-94, sous la présidence Favarollo, il reçoit le renfort de "l'ancien" Bénédet, malheureusement blessé en cours de saison. Bien que la ligue Méditerranée ait délivré les licences à deux joueurs Brésiliens venus renforcer le club, les instances parisiennes s'acharnent sur le Sporting et le club perd bon nombre de point sur "tapis vert" pour non-qualification. Ainsi le Sporting perd tout espoir de revenir tout de suite en D 2 [Club 1993-94]. Au cours de l'assemblée générale du 10 mars 1994, démissionnent :  Mr Favaloro (Président), Mr Torterolo (Trésorier), Mr Perchet (Secrétaire général), Mr Roubaud.
Les nouveaux membres élus sont :
Mr Bagdalian Eric
Mr Bernardi Michel
Mr Davidian Mihran
Mr Da Silva Armand
Mr Contantini Jacques
Mr Court Lucien
Mr Michel Bernard
Mr Nicolas Marcel
Mr Catalano Serge
Mr Martinez Angelo
Mr Martinez Guy
Mr Tedesco Claude
Le 31 mai 1994 le club est passé au contrôle de la D.N.C.G. : le bilan de la saison 1993-1994 laisse apparaître un déficit de 2,8 millions de francs (1 million de moins de la part de la municipalité, pas de partenaire financier comme prévu au budget prévisionnel).
La D.N.C.G nous permet de participer au championnat 1994-1995 en National 1 avec promesse d’épurer notre dette.

    En 1994-1995, le Sporting retourne jouer à Bon-Rencontre. A la reprise de l’entraînement, à la mi-juillet 94, on ne peut pas dire que les choses vont bien pour le club qui n’a pas un sous en caisse. Aucune subvention n’a encore été débloquée par la mairie et le conseil général du Var, ce qui ne permet aucun recrutement ni même aucune signature de licence. A la mi-octobre, les joueurs et le personnel du club n’ont encore reçu aucun salaire. Les joueurs fédéraux et promotionnel ont fait grève pour les rencontres Rouen N1 et Ajaccio N3. Pour le match contre Besançon (11ème journée), on compte encore 5 grévistes. Une convention a été signée avec la municipalité pour un apport de 500 000 francs, plus une avance sur la subvention de l’an prochain de 2 000 000 de francs. Pour l’instant aucune banque ne souhaite avancer de l’argent car elles ne font pas confiance à la municipalité. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, c’est la mort du club. En Octobre 94, Mr Mansana a été coopté et devient membre du comité directeur. La D.N.C.G est venue au club le jeudi 18 novembre 1994 contrôler la situation financière du club. Suite à ce contrôle, un sursis est donné au club pour redresser ses finances. En contrepartie, les joueurs ayant envoyés une lettre à la fédération pour faire constater qu’ils n’avaient reçu aucun salaire doivent être libérés de leurs obligations envers le club : Musquére, Sutter et Burgio.
En décembre 94, la D.N.C.G décide de rétrograder le club en national 2 à la fin de la saison.
Au cours de l'assemblée générale du 28 février 1995, les compte du club font apparaître un déficit d’environ 3,5 millions de francs au 31 décembre 1994 avec un excédent de 400 000 francs pour l’exercice 1994. Mr Mansana a présenté un plan pour le club et a demandé l’entrée au comité directeur de 6 personnes. Il s’engageait à apporter 800 000 francs par saison. Pour la saison en cours, il a déjà apporté 200 000 francs. Ses objectifs sont le retour en DII la saison prochaine et la DI dans les 4 saisons à venir. Son offre a été repoussée ; motif invoqué : les statuts ne permettent pas l’entrée au club des 6 personnes. Le vote des membres a donné les élections suivantes :
Mr DAVIDIAN MIRHAN comme Président
Mr DA SILVA ARMAND et Mr CATALANO SERGE comme Vice-Présidents
Mr TEDESCO CLAUDE comme Secrétaire général
Mr DURIEZ  PATRICK comme Trésorier et
Mr CONSTANTINI JACQUES
Mr COURT  LUCIEN
Mr DUBOSQ JEAN
Mr LANTES  ANDRE
Mr LETERREUX JACQUES
Mr MARTINEZ GUY
Mr MICHEL  BERNARD
Mr NICOLAS MARCEL
Mr PERLUNGO FREDERIC
Mr WOUSSEN ROBERT comme membres.
Il est à noter que Mr Bernardi Michel ne s’est pas représenté et que Mrs Martinez Angelo et Bagdalian Eric ont démissionnés.
Au mois de mai 95, la D.N.C.G confirme la rétrogradation du club, celui-ci fait appel.
A la fin du championnat, le Sporting termine 14ème avec 27 points en réalisant le match nul contre Sète (2-2). Etant donné que 4 clubs sont aussi à 27 points, il faut prendre en compte le goal average particulier de ces 4 clubs et dans cette configuration, le Sporting se retrouve 16ème et donc reléguable sportivement. Pau ayant déposé le bilan, le club est sauvé sportivement de la descente [Club 1994-95]. Reste a régler le problème financier. Le 29 mai 1995, Mr Davidian démissionne de son poste de président, Mr Catalano le remplace.
Le 7 juin 1995 Mr Catalano expose un plan de redressement à la D.N.C.G : celui-ci est accepté le Sporting reste donc en National.
Le club est alors "pillé" par les plus grands et Diawara prend le chemin de Bordeaux.

    Saison 1995-96 : L'équipe est entraînée par Alfano et reçoit le renfort de Zingaro, Cabon, Cabezas, qui signe son retour et Moses qui viennent épauler une jeunesse toulonnaise qui fera chavirer Mayol, où le Sporting s'est ré-installé. Maresu, Coulbault, Boissier, Bonadeï, Charlet, Zanotti, Rebecq, Rabat, Danieri : celà faisait bien longtemps que le maillot du Sporting n'avait été porté par autant de Toulonnais ou de Varois.
Lors de l'Assemblée générale du 27 mars 1996, le président espère présenter un budget en équilibre le 30 juin 1996. Il a exposé ses tribulations devant le tribunal de Toulon où il est allé défendre trois fois avec succès le sort du club et a évoqué les divers moratoires obtenus avec les principaux créanciers. Trois dirigeants ont été admis au comité directeur :  Mr Mansana Albert, Mr Bagdalian Eric et Mr Giraud Albert. Il est à noter la démission de Mrs Dividian Mirhan et Lantés André.
Du coté sportif, le Sporting finit 1er, avec une victoire "détonateur" au Stade Pourcin lors du derby contre Fréjus (3 à 1, buts de CABON). Toulon gagne son premier titre (Champion de France de CN1 (contre St Brieuc, 1er du groupe A)) et se paye le luxe d'éliminer les Girondins de Bordeaux de Zidane en coupe, dans une ambiance électrique : 3 à 2 (but de Witschge à la 17ème sur penalty, égalisation de Moses à la 29ème, nouveau but pour Bordeaux par Tholot à la 59ème, égalisation par Rebecq à la 69ème et but de Cabezas à la 105ème). Le Sporting va tout de même échouer en 1/8ème de finale contre Montpellier, après prolongations et tirs aux buts [Club 1995-96].

    Revoilà donc le Sporting en D 2 pour la saison 1996-97. De nouveaux joueurs sont venus renforcer l’équipe : Jean Marc Ferreri, Angibeaud, Santos, Stéphane Demol…
Le début du championnat est catastrophique et l’entraîneur Alfano est remplacé à la fin des matchs aller (4 défaites consécutives) par François Bracci alors que le Sporting pointe à la 19ème place.
Lors de l'Assemblée générale du 6 février 1997, 3 nouveaux membres entrent au conseil d’administration : Mr Bernardi M, Mr Pierson et Mr Semaria. Mr Tedesco remplace Mr Duriez au poste de trésorier.
Le maintien est finalement assuré, Toulon terminant à la 14ème place après être remonté à la 9ème place [Club 1996-97].

    La saison 97-98 est marquée par le remplacement de Bracci par Emon au poste d’entraîneur, le départ de Cabezas, Moses, Angibeaud, Jean Marc Ferreri et l’arrivée de Vervoort, ex-international Belge qui ne joua que 3 matchs, Patrice Marquet, Mazzuchetti…
Ce début de championnat est encore pire que le précédent. Le président Catalano démissionne le 28 octobre 1997 et est remplacé par Mansana, tandis qu’un repreneur fantôme (Chabert) se fait connaître. Pendant plus d’un mois, il va défrayer la chronique locale.
Sur le plan sportif, celà va de mal en pis et Emon est remplacé par Christian Dalger. Ainsi on espère recommencer l’opération de la saison dernière. Mais c’est sans compter sur le déficit que la démission de Catalano a mis en évidence (audit demandé par le Conseil d'administration révèlant 9,2 millions de francs de déficit au 30/09/1997). Mr Mansana en informe la D.N.C.G, la Mairie et le Conseil général du Var et présente un plan de redressement. Celui-ci est accepté par la mairie. En décembre 1997, Mr Catalano et Mr Tedesco sont exclus du club.
L'Assemblée générale du 15 janvier 1998 accueillera 3 nouveaux membres au conseil d’administration : Mr Acquaviva Robert, Mr De Micco Gerald et Mr Biaggioni Philippe.
La D.N.C.G rendra son verdict le 25 avril 1998, alors que le championnat n’est pas encore terminé : rétrogradation pour raison financière, 1 heure avant le coup d'envoi de Toulon-Le Mans à Mayol, où le Sporting s'imposera 6 à 1.
Le 14 mai 1998 le tribunal de Toulon place le Sporting en redressement judiciaire d’où une nouvelle rétrogradation par la Fédération Française de Football.
Comme sur le plan sportif Dalger n’a pas réussi sa mission, le Sporting terminant à la 20ème place, c’est en fait une triple rétrogradation qui attend le club de Toulon [Club 1997-98].

    Ainsi le Sporting se retrouve en C.F.A 2, niveau où aurait du évoluer son équipe réserve, avec Luigi Alfano comme entraîneur [Club 1998-99].
Mais, le 2 juillet le Tribunal de Grande Instance de Toulon, sur appel du club, casse les décisions de la F.F.F. Le club se retrouve virtuellement en National. Mais en appel le Tribunal d’Aix annule la décision du tribunal de Toulon et le Sporting se retrouve en CFA 2.
Leterreux remplace Mansana à la présidence après une sombre histoire de signature imitée du Maire (pour obtention de subvention).
Le 19 novembre 1998, alors que le Sporting est premier en CFA 2 et que tout laisse à penser qu’il va accéder en CFA, le tribunal décide la liquidation du S.C.T 83, alors que le Procureur de la République ne l’avait même pas réclamée.
Enfin, le 17 décembre 98, ce même juge "octroie" à Bencivengo le club, qui va évoluer sous le nom de Sporting de Toulon Var en Division d’Honneur, niveau de l’équipe réserve, et mal classée en ce début de championnat (dernière place).
Une saison sportive catastrophique donc qui verra en plus de cela l'exode de tous nos meilleurs joueurs vers d'autres clubs varois comme Hyères ou Draguignan, faisant ainsi du Sporting un simple club de quartier, en 6ème division, dans l'indifférence la plus totale. Le seul point positif dans tout cela : l'arrivée de nouveaux dirigeants, sérieux et compétents. Coté entraîneur, François Zahoui (extrait de son CV dans ce jour de match), succède à Martucci.
Le maintien sportif sera assuré à Bon-Rencontre, avec une victoire contre Grasse, lors de l'avant-dernière journée (dimanche 2 mai 1999), avec en prime un dénouement inespéré et héroïque offert par nos joueurs, après ouverture du score par Grasse et 4 buts toulonnais dans le dernier quart d'heure. Biver ayant perdu, le Sporting se maintient en DH.

    Ainsi en 1999, le Sporting va attaquer sa 55ème saison soit 12 en D1, 36 en D2 et 7 en division inférieure. La saison sera médiocre car le club finira 9ème, à 2 places de la relégation, en enchaînant des défaites et en ne concrétisant pas des victoires importantes [Club 1999-2000]. Le 19 janvier 2001, 5 jours après notre défaite contre Orange, Dragan Cvetkovic succède à François Zahoui au poste d'entraîneur, Toulon alternant toujours le bon et le mauvais. L'effet psychologique aura surtout lieu à domicile, puisque aucune formation ne réussira à s'imposer à Bon-Rencontre. Le Sporting finira cette saison à la 2ème place (3ème avec les points de pénalité retirés), laissant ainsi la montée à Gap, auteur d'un match nul capital à Bon-Rencontre [Club 2000-2001]. L'effet Dragan se mettra en route en 2001-2002. Après 3 défaites lors des 3 premiers déplacements, Toulon va enchaîner une série impressionnante de 22 matches sans défaite pour décrocher la montée en CFA2 à 1 journée de la fin à Grasse [Club 2001-2002]. Série interrompue la saison suivante en CFA2 à Vergèze puis contre Cagnes à domicile, lors de match houleux avec des arbitrages plus que douteux (penalty imaginaire et expulsions). Mais le déclic surviendra à Lunel début mars, où après être mené rapidement 2 à 0, le Sporting parvient à l'emporter 4 à 2. Les victoires s'enchaînent encore, dont une capitale le 26 avril face au leader à Cagnes (où 50 hooligans niçois ont pris à partie des supporters toulonnais), conduisant le Sporting à sa deuxième accession en 2 ans [Club 2002-2003]. Le Sporting attaque donc la saison 2003-2004 en CFA parmi les réserves pro de Montpellier, Nice, Monaco, Marseille, Toulouse et Bastia [Club 2003-2004]. D'entrée le Sporting sera à la lutte avec Bayonne, nouvellement promu du Sud-Ouest et soutenu par Darmon, le grand argentier du football. Cette saison sera joué dans les coulisses où le Sporting se verra infliger multiples cartons rouges (avec les nombreuses suspensions qui en découlent) par les arbitres, refuser des penaltys évidents et 3 buts dans un même match (Vitrolles) alors que dans le même temps son adversaire bayonnais gagne ses matches de façon étrange à la dernière minute ! En coulisse, la FFF sanctionne le club d'un point de pénalité pour le jet d'un gobelet par un mineur, sanction jamais égalée dans aucun autre club et infligée la veille de la confrontation directe avec Bayonne. L'accession sera donné au club basque lors de la confrontation directe de l'avant-dernière journée par un but sur la ligne validé par un arbitre assistant du Sud-Ouest masqué sur l'action. Toulon finit néanmoins 1er de tous les groupes de CFA avec le plus fort total de point et le meilleur goal-average mais ne monte pas à cause de son goal-average particulier avec Bayonne. Alors que chaque année la DNCG repêche un club de CFA par rétrogradation, cette année Toulon ne bénéficiera pas de cette promotion, Cannes, Besançon, RC Paris et Valence étant en fortes difficultés financières. Toulon commence donc de force une nouvelle saison de CFA [Club 2004-2005]. Cette nouvelle saison, le nouvel Bayonne s'appelle Rodez. Nombreux points communs : promu, stade pittoresque et non aux normes, finit ses matches en supériorité numérique, sanctions incompréhensibles contre Toulon (1 point en moins pour un crachat alors que Nice jette 4 fumis et ne prend qu'une amende)  et surtout des penaltys en leur faveur battant toute concurrence (12 sifflés en leur faveur, soit presque 4 fois plus que tous les autres clubs). Mais cette fois la roue tourne : au goal average particulier, Toulon passe devant, non sans mal puisqu'à Rodez l'arbitre redonnera un penalty imaginaire déjà à retirer pour les ruthénois : hallucinant ! Enfin, l'envie toulonnaise sera plus forte, à l'image du dernier but rageur de Bilici inscrit face à St Priest et des 7 victoires consécutives qui donne le titre et qui propulse Toulon en championnat National, championnat dans lequel il aurait du évoluer sportivement il y a 7 ans !!! [Club 2005-2006].

Les 2 saisons au niveau national et une défaite aux tirs aux buts en Coupe de France face à Montpellier ne suffisent pas [Club 2006-2007] et le club est relégué sportivement en CFA en 2007, le Sporting va y rester 4 années avant de subir une nouvelle rétrogradation administrative en Division d'Honneur à l'issue de la saison 2010/2011[Club 2010-2011], toujours à cause de galères financières.

En octobre 2013 [Club 2013-2014], Toulon accueille l'équipe B de Marignane au stade de Bon Rencontre pour le compte de la seconde journée de Division d'Honneur de la Ligue Méditerranée. Une rencontre particulière pour les IRD93 puisque c'est celle-ci qui est choisie pour célébrer leur vingtième anniversaire. Un événement fêté de fort belle manière avec un spectacle en cinq actes agrémenté de pots de fumée puis de fumigènes en fin de match qui plaît à la direction du club et aux journalistes locaux [video], mais beaucoup moins à la Ligue Méditerranée qui en profite pour coller une sanction de 4 matchs à huis clos à l'équipe toulonnaise... dont celui très important contre Rodez (alors en CFA) dans le cadre du huitième tour de la Coupe de France.

A l'issue de la saison 2015-2016 [Club 2015-2016], le club accède au CFA et fusionne avec le 2ème club de la ville, Le Las.

 

Rivalité Marseille - Toulon :

Dans les années 60, 70 et au début des années 80, l'entente était même cordiale entre les 2 clubs. La "haine" actuelle a débuté le jour d'une rencontre OM - Toulon au Vélodrome, alors que les 2 clubs étaient en D2 et que Toulon dominait largement l'OM.

Ce jour-là donc (saison 81/82), les dirigeants Marseillais avaient eu l'idée "funeste" de placer les supporters toulonnais dans les virages (les populaires), juste sous les "ultras" marseillais (qui n'avaient pas de nom à l'époque). Et ces abrutis (les ultras) criminels - le mot n'est pas trop fort - n'avaient rien trouvé de mieux que bombarder les Toulonnais à coups de canettes, de parpaings, de tout ce qui leur tombait sous la main. Cette agression préméditée avait engendré un mouvement de panique parmi nos supporters, le même (toute proportion gardée) qui avait eu lieu lors de la tragédie du Heysel. Aucun mort, heureusement, mais de nombreux blessés, certains gravement (fracture du fémur), par piétinement de la foule ou suite à la chute du mur qui limitait alors l'accès au terrain.

Le plus scandaleux, c'est que l'affaire avait été étouffée et que les hooligans marseillais n'avaient pas été condamnés, même la presse s'était montrée discrète.
Résultat : la justice n'ayant pas fait son travail, lors du match retour il y eut vengeance, une vengeance stupide car les supporters marseillais ayant fait le déplacement n'étaient sûrement pas les "assassins" du Vélodrome ; ne parlons pas des nombreuses voitures immatriculées "13" qui furent saccagées, alors que pour la plupart elles n'appartenaient même pas à des supporters de foot !

De rencontre en rencontre, cette "haine" s'est transmise, à tel point qu'aujourd'hui elle est véhiculée par des gens qui n'ont rien à voir avec l'origine de la "querelle".

J.C.